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Divers et varié

Mercredi 4 février 2009

Les momies. Voici un mot qui depuis des siècles stimule l'imaginaire et fascine les amoureux de mystères et d'archéologie. Mais les momies sont t-elles vraiment fascinantes? Ne sont-elles pas simplement des cadavres qui ont eu la chance de ne pas se décomposer et partir en poussière avec les siècles. Je vais revenir sur la définition même de nos braves momies, qui contrairement aux idées reçues, ne sont pas toujours égyptiennes. Si le grand public et certains médias focalisent sans cesse leur attention sur l’Egypte, il est malgré tout possible de croiser des momies un peu partout sur la planète.

Accompagnez moi jusqu'à la frontière du pays des morts, le pays des momies et nous en sauront plus sur ces fascinants voyageurs des siècles.

Peut-être la momie la plus connue, celle de Ramsès




Si les momies sont autant porteuses de mystères, c'est vraisemblablement parce qu'elles ont lutté contre la dégradation inéluctable des tissus biologiques qu'entraîne la mort de tout être vivant et qu'elles ont en partie conservé leurs caractéristiques anatomiques, au point parfois, d'imaginer qu'elles vont s'éveiller devant nous et sortir de leur torpeur. C'est par ailleurs le filon qui a longtemps été exploité au cinéma et déjà dans les années trente, le comédien Boris Karlof incarnait à merveille, la momie décharnée, revenue d'entre les morts pour appliquer sa terrible malédiction.

Depuis, le mythe ne s'est pas décomposé, si l’on peut dire, et le thème de la momie vengeresse continue à être exploité et à enthousiasmer le public. Ce dernier, qui non content de voir des momies bouger comme vous et moi sur les écrans, se précipite dans les musées pour contempler leur corps sans vie au travers d'une vitre. C'est aussi pour cela que l'Egypte est toujours un succès touristique garanti. La civilisation égyptienne et ses momies si connues, font rêver des millions de touristes, en quête de frissons, de mystères et d’un peu d'immortalité par procuration. En contemplant les momies, le voyageur, à l'instar des antiques égyptiens, rêve de la vie éternelle et de la jeunesse sans fin. Des dieux et des déesses qui faisaient frémir et vibrer les anciens égyptiens et des pratiques funéraires qui semblent aujourd’hui si étranges à nos yeux modernes. Bien que nous pratiquions encore des rites funéraires hérités d’un passé bien lointain, puisque les hommes de Néandertal enterraient déjà leurs morts, il y a près de 100 000 ans, nous restons avant tout fasciné par les momies, bien plus récentes. Mais que voulez-vous, l’exotisme se trouve toujours hors de nos frontières et le public a besoin de rêver, ce qui est assez aisé devant les pyramides et plutôt difficile devant les quelques restes osseux enfouis à même le sol, par nos ancêtres préhistoriques.

Fort heureusement, il n'est pas obligatoire d'aller en Egypte pour admirer ces "survivants" du passé, car les momies se sont installées un peu partout autour de la planète dans de nombreux musées. Il est ainsi possible d'en admirer au Louvre ou en traversant Manche, pour flâner dans les allées du British Muséum de Londres où la collection archéologique est extrêmement riche.


 Exemple de momie des Andes




Mais parlons à présent de la momification. Ce phénomène n'est pas toujours le fruit d'une technicité étudiée et aboutie, si encore une fois les momies les plus connues du grand public, sont celles d’Egypte, il en est d’autres dont la momification est parfois issue d’un processus naturel et c'est pourquoi nous possédons des momies qui ne sont pas égyptienne. La conservation des corps peut dépendre de plusieurs facteurs que je vais brièvement aborder ici.


 1-La momification peut résulter d'un processus technique, dessiccation ou embaumement, visant à conserver les corps après leur mort: c'est le cas des momies égyptiennes ou chinoises.


2-La momification peut être entraînée par des conditions climatiques particulièrement propices à la conservation, dessiccation: c'est le cas par exemple des momies péruviennes ou chiliennes. Elles sont également parfois le fruit d’un sacrifice. Les momies d’Amérique du Sud sont les plus anciennes connues à ce jour. La plus ancienne de toute date de 7000 BP.

3-La momification peut être la résultante d'une conservation des chairs,  causée accidentellement, par congélation ou conservation dans la tourbe, lors de l'enfouissement du sujet: c'est le cas de la momie dite "l'homme de Lindow", retrouvé en Grande-Bretagne ou de Otzi, l’homme des glaces retrouvé congelé dans les Alpes.


Les momies égyptiennes ont donc été volontairement préparées pour lutter contre la dégradation du temps et c'est dans une volonté d'éternité que les égyptiens se faisaient momifier. Le processus technique est bien connu, aussi peu appétissant soit-il, il faut tout de même en parler. Alors âmes sensibles, passez au prochain paragraphe, car celui-ci va être sanglant et horrifique à souhait...Le corps était tout d'abord vidé de ses viscères par incision abdominale et de son cerveau en le faisant sortir par le nez (hé oui, cela ne devait pas être très joli à voir), ou encore pas trépanation, ce qui n'est pas non plus un spectacle très agréable à regarder. Toujours envie de parler des momies ? Poursuivons.  Le mort était  lavé au natron, substance desséchante et absorbante, puis séché au soleil et enfin il était enduit d'huiles parfumées et enfin il était minutieusement vêtu de bandelettes, accompagné du dépôt de différentes amulettes. 
Bien sûr, la technique de momification a évolué avec le temps et la description ci-dessus correspond à l'idéal de la momification égyptienne. Ce système s’est révélé efficace, pour preuve, les momies que l’on continue à découvrir sur le territoire égyptien. Mais la technique avait ses limites et l’état de conservation dans lequel nous les retrouvons à présent, aurait sans doute effrayé les pauvres égyptiens, qui pensaient sans doute, conserver leur corps intact pour l’éternité. Le pari a été perdu.

Pour ce qui est des momies chinoises, elles ne bénéficiaient pas de la même technique de conservation, car il ne s'agit pas de momies sèches, les scientifiques parlent même de « corps frais ». Contrairement à leur consoeurs égyptiennes, les momies chinoises ont l'air d'avoir trépassées la vieille de leur découverte, tellement la souplesse de la chair est extrêmement bien conservée. De plus, les chinois ne retiraient ni les organes, ni le cerveau, ce qui marque encore la différence. Les corps étaient enterrés très en profondeur pour obtenir les meilleures conditions possibles de fraîcheur. Mais d’autres techniques de conservations ont été constatées, ainsi les corps étaient vêtus d’un drap de soie, il reposait dans une succession de cercueil, à l’instar des égyptiens les plus importants, et il semblerait que le corps baignait dans une grande quantité d’huile au moment de l’ensevelissement. Pour finir, la tombe était totalement isolée de l’extérieur par une épaisse couche de charbon et enfin recouverte par la terre. Toutes ces précautions à l’égard du mort, sont sans doute à l’origine de l’exceptionnel état de conservation dans lequel les archéologues d’aujourd’hui les découvrent.  Ce niveau de conservation véritablement exceptionnel,  nous pousse à nous demander quelle est en fait la momie la plus mystérieuse pour le public, celle venue d’Egypte qui ressemble à présent à un morceau de viande séchée à l’extrême, ou celle venue d’Asie qu’on penserait pouvoir réanimer par un simple souffle sur le visage, tellement ce dernier est en parfait état.



 

 Une momie asiatique encore vêtue


 

L’homme étant depuis la nuit des temps habité par la peur de la mort et l’incompréhension face à cette terminaison biologique encore pour longtemps sans parade, qu’il est aisé de comprendre pourquoi certains d’entre eux ont tenté, en vain, d’atteindre une forme d’éternité par le biais de la momification. Mais il reste encore bien des choses à dire sur cette ancienne pratique. Tellement de choses, qu’une pause s’impose et nous parlerons de tout cela dans le prochain article, quelques jours de plus ou de moins, nos amies les momies ne sont plus à cela près…

 

Un peu de bibliographie pour aller plus loin

    -F. DUNAND, "Momies D'egypte Et D'ailleurs - La Mort Refuséee ", Editions du Rocher, 2002
    -F. REY, "Otsi, La Momie Des Glacierss", Gléant, 1994
    -F. DUNAND, "Les momies et la mort en Egypte", Errance, 1994
    -S. WAISBARD, "La Vie Splendide Des Momies Peruviennes", Editions Julliard, 1960

 


Par Gil
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Jeudi 14 décembre 2006

   http://www.pacte-ecologique-2007.org/nicolas-hulot/index.php

 Après un peu d'absence et en attendant d'écrire à nouveau sur l'archéologie, je poste ce petit article qui n'a pas de rapport direct avec l'archéologie mais qui concerne tout le monde.

Pour les plus perspicaces d'entre vous, vous aurez remarqué que j'ai en lien sur ce blog, les sites de la fondation Nicolas Hulot pour la nature et le défi pour la terre. A l'aube des élections présidentielles de 2007, Nicolas Hulot propose le pacte écologique. Je vous propose donc à mon tour d'aller regarder de plus près de quoi il est question en suivant ces liens et en regardant la vidéo ci-dessous.

 

Le constat écologique de Nicolas Hulot

 

 

 

 

 

Prenez le temps d'aller regarder les vidéos des conférences de presse de Nicolas Hulot, présentant le pacte écologique.

http://www.pacte-ecologique-2007.org/nicolas-hulot/pages/01_je_signe/elements_videos.php

 

Voilà, j'espère sincèrement que nombreux seront ceux et celles qui prendront le temps de regarder ces vidéos, de réfléchir et de s'investir dans le lutte pour la protection de l'environnement. Il n'est pas question ici de faire l'apologie d'un homme, les solutions proposées dans ce pacte ne sont pas la solution miracle et sont sans doute discutables, mais il n'est pas non plus question de ne sauver que quelques malheureux animaux en voie de disparition. L'enjeu est  bien plus important que cela, il est planétaire, c'est véritablement toute l'écologie de la planète qui est à coup sûr menacée si ses habitants n'en prennent pas conscience et n'agissent pas pendant qu'il est encore temps. C'est pourquoi ce pacte est un premier pas vers une réflexion qui devrait se généraliser.

Alors si vous aussi, vous voulez vivre dans un environnement sain et laisser à vos enfants et aux générations futures une planète habitable et propre, agissez dès maintenant en commençant par écouter les propositions de Nicolas Hulot et en vous intéressant à l'écologie et à la nature en général. Ce n'est hélas pas un constat alarmiste, nous constatons régulièrement la détérioration de l'écologie de la planète. Les glaciers fondent, les neiges éternelles des cimes montagneuses ne le seront plus longtemps, la température planétaire augmente, les fleuves et cours d'eau sont de plus en plus pollués, le stock de poissons d'épuise rapidement à cause de la pêche intensive, l'air devient de moins en moins respirable, des espèces animales et végétales disparaissent chaque jour, à quand notre tour ? Car notre sort est intimement lié à celui de la planète. Cette dégradation catastrophique de l'écologie touche en effet la planète, mais ce n'est pas seulement pour elle qu' il faut être inquiet, car notre bonne vieille Terre en a vu d'autres; mais c'est bien pour nous, espèce dominante qu'il faut s'inquiéter, car les conséquences de ces bouleversements écologiques, c'est nous qui allons les vivre au jour le jour. Agir pour la sauvegarde de l'environnement ce n'est pas seulement protéger les pauvres pandas, mais c'est bel et bien protéger les homo sapiens que nous sommes, nous protéger !

Il est donc temps de prendre conscience et d'éviter que la catastrophe écologique soit irréversible, même si certains processus sont  désormais enclenchés et qu'une action planétaire immédiate ne pourrait renverser complètement la détérioration de l'environnement. Et aussi illusoire soit-elle, cette prise de conscience nationale et planétaire doit avoir lieu le plus rapidement possible. Je vous invite donc à la réflexion et à l'action. Prenez le temps d'écouter le message de Nicolas Hulot et pensez un peu à votre avenir qui est indissociable de celui de la planète. Je compte sur vous pour faire passer le message à vos proches et à votre entourage.

Pour vous informer davantage, retrouver toutes ces vidéos et vous engager, voici le lien vers les site officiel :

http://www.pacte-ecologique-2007.org/nicolas-hulot/index.php

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Gilles
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Mercredi 18 octobre 2006

    L'archéologie est un domaine de recherche passionnant, mais hélas il reste encore bien trop confidentiel et seule une minorité de passionnés ou de curieux s'intéressent à cette discipline. Bien sûr, l'Egypte et ses mystères ont l'amour du public, mais l'archéologie ne se limite pas à cette ère chronoculturelle. Comme toutes les sciences, l'archéologie est peut-être victime de ses propres codes, qui sont souvent considérés comme hermétiques par le grand public et trop souvent le vocabulaire employé par les chercheurs reste difficile d'accès et limite d'autant plus l'envie d'aller plus loin. Fort heureusement, de nombreux ouvrages vulgarisés sont publiés chaque année, mais il faut encore faire l'effort d'aller les dénicher dans les rayons poussiéreux et encombrés des bibliothèques ou mettre la main dans son porte-feuille pour aller se les acheter dans les librairies. Quoi qu'il en soit, même les ouvrages les plus faciles d'accès restent peuplés de termes spécifiques à cette discipline. Voici donc venu le temps de faire une mise au point sur le vocabulaire utilisé en archéologie.  J'ai choisi de vous présenter un certain nombre de définition,  mais bien sûr tous les termes relatifs à l'archéologie ne pourront être abordés ici. Je présente donc un petit lexique pour commencer en archéologie.

 

Acculturation

Il s'agit de l'adaptation forcée ou non, à une nouvelle culture matérielle, à de nouvelles croyances, à de nouveaux comportements. Lorqu'une civilisation rencontre une autre, il y a alors une découverte de nouveaux comportements spécifiques à chacune d'entre elles et parfois certains d'entre eux sont adoptés. Par exemple, un groupe humain utilise le feu et rencontre un autre groupe qui ne le maîtrise pas. Le premier groupe apporte alors une nouvelle technique au second, qui se l'approprie.



Age du Bronze

Période de la Protohistoire située chronologiquement entre le Chalcolithique ( âge du Cuivre) et l'âge du Fer, soit entre 2200 BC et 800 BC. L'âge du Bronze est caractérisé par le développement de l'utilisation des métaux ( le cuivre en premier ).



Age du Fer

Dernière période de la Protohistoire, située entre 800 BC et 25 BC, caractérisée par le développement de sociétés plus complexes. En Europe, elle est séparée en deux partie; le premier âge du Fer ou " Hallstatt" (800/475 BC) et le second âge du Fer ou " La Tène" (475/25 BC).



Anthracologie

C'est l'étude des charbons de bois issus de sites archéologiques. Ainsi, il est possible d'étudier par déduction l'écosystème des sociétés contemporaines des chardons de bois retrouvés.



Anthropique

Se dit de quelque chose qui a subi l'action de l'homme, un objet mais aussi un paysage modifié par l'action humaine.



Anthropologie culturelle et sociale

Etude des croyances et des organisations des cultures humaines.



Archéologie

C'est la science qui étudie le développement et l'évolution des civilisations disparues à partir des vestiges matériels retrouvés, des traces des activités humaines. L'archéologie cherche à identifier les processus de changements techniques, économiques, sociaux et culturels.



Archéométrie

C'est l'ensemble des sciences de la nature appliquées à l'archéologie, comme par exemple la géologie.



Archéozoologie

C'est l'étude des restes d'animaux découverts en contexte archéologique, donc directement liés à l'activité humaine. Par exemple, des restes de chasses ou de repas.



Artefact
( du latin artis facta, effet d'art )

C'est un mot anglais utilisé en archéologie et décrivant tout objet résultant de l'activité humaine: un reste de silex, une céramique, un déchet de taille de pierre, une arme romaine ....



BC

Signe utilisé en archéologie comme référence chronologique. BC signifie "before Christ", toutes les dates utilisant ce signe prennent donc comme référence la naissance du Christ.



BP

Signe utilisé en archéologie comme référence chronologique. BP signifie "before present". C'est un repère conventionnel utilisé pour les datations obtenues à l'aide de la méthode du Carbone 14, utilisé en 1950. Les dates BP sont donc conventionnellement fixées à partir de cette limite, donc avant 1950.



Carpologie
( du grec karpos, fruit et logos, science )

C'est l'étude des graines et des fruits découverts en milieu archéologique, cela permet d'obtenir des informations sur les régimes alimentaires mais aussi sur l'environnement.



Chaîne opératoire

C'est l'ensemble des différentes étapes nécessaires à la fabrication d'un objet.



Chalcolithique
( du grec khalkos, cuivre et lithos, pierre )

Ere chronologique située entre le Néolithique et l'âge du Bronze.  Elle voit l'apparition de sociétés hiérarchisées comme le montre l'organisation des nécropoles de l'époque, mais aussi l'apparition de fortifications, de conflits, de la métallurgie ( le cuivre ), de monuments mégalithiques comme les Dolmens, de la spécialisation du travail ( comme celui de métallurgiste ), de l'utilisation des animaux comme sources d'énergie. C'est aussi le perfectionnement des techniques agricoles et la domestication du cheval, ainsi que l'apparition de la roue et du char.



Chronoculturelle

Se dit d'un société, d'une civilisation d'une époque précise du passé. Par exemple, l'Egypte antique définit une ère chronoculturelle à part entière.Une ère chronoculturelle peut elle-même être subdivisée en petites périodes spécifiques.



Culture matérielle

C'est l'ensemble de la production matérielle ( les objets ) d'une société.



Datation absolue

Date obtenue par différentes méthodes qui permettent de déterminer un intervalle de temps écoulé entre le présent et la date d'utilisation de l'objet découvert. Les datations absolues sont issues de méthodes comme la dendrochronologie ou le C14.



Datation relative

Différentes méthodes permettant de dater des faits ou des objets en les comparant à d'autres. Ainsi, on peut comparer des céramiques pour retrouver un même type déjà étudié et peut-être trouver des liens pour une possible datation. Ainsi certains objets caractérisent une période précise dans le passé.



Dendrochronologie

Méthode de datation basée sur le rythme de croissance des arbres. Les arbres montrent des cercles d'accroissement saisonniers, dont l'épaisseur varie selon le climat de l'année. On étudie ainsi les cernes de croissance dont ils sont dotés. Puis on compare de proche en proche des bois de plus en plus vieux, jusqu'à remonter loin dans le temps, il existe aujourd'hui des référenciels pour certaines espèces d'arbres, permettant ainsi de remonter jusqu'à 10000 ans. On peut obtenir avec cette méthode, une date à l'année près, celle de l'abattage de l'arbre puisque les cernes de croissances s'arrêtent après. Mais on ne peut obtenir la dates d'utilisation. Ceci dit, l'abattage de l'arbre et son utilisation sont souvent proches dans le temps, la datation reste donc précise.



Dépôt

Se dit d'un ensemble d'objets ( souvent en métal ), trouvés dans une fosse, puis volontairement ensevelis, parfois en offrande, mais aussi comme réserve cachée, lors de périodes troubles, car le métal était précieux.



Ensemble clos

C'est l'ensemble des objets déposés en même temps et n'ayant jamais été touché depuis.



Industrie

C'est l'ensemble des techniques et des activités par lesquelles une civilisation transforme, par un processus particulier, la matière première en objet fini et prêt à être utilisé. Exemple: l'argile transformée en céramique ou le silex transfomé en outil, on parle alors d'industrie lithique.



Métallographie

C'est la méthode avec laquelle on étudie les métaux et leurs alliages pour retrouver par exemple, les étapes de fabrication d'un objet.



Nécropole
( du grec nekros, mort et polis, ville )

C'est l'endroit choisi par une civilisation pour y enterrer ses morts. Comme la Vallée des Rois en Egypte.



Néolithique
( du grec neos, nouveau et lithos, pierre )

C'est l'âge de la pierre nouvelle en opposition au Paléolithique ( pierre ancienne ). Période située entre 8400 BC en Orient et vers 6500 BC en Europe. C'est une période chargées de bouleversements d'ordre socio-économiques. Elle voit l'apparition de la domestication des espèces animales et végétales, puis de la sédentarisation des groupes humains, abandonnant petit à petit leur vie nomade. De nouvelles techniques sont également développées: le polissage des outils ou le façonnage de la céramique. C'est un tournant pour l'humanité qui y gagne une sécurité et une stabilité , mais y perd une certaine liberté. C'est l'apparition des contraintes générées par le travail ( maudissons les gens du Néolithique ! ).



Nucléus
( du latin nucleus, noyau )

Il s'agit d'un bloc de pierre d'où ont été extraits, par un débitage volontaire, des éclats ou des lames afin d'en faire des outlis. Une fois la pierre débitée, il ne reste plus que le nucléus. 



Palynologie

C'est l'étude des pollens et des spores retrouvés en contexte archéologique. Ainsi, il est possible d'en déduire l'évolution des climats et de reconstituer les climats disparus à des époques précises et de voir l'influence de l'homme sur son environnement. Elle est à associer à d'autres techniques comme l'anthracologie.



Radiocarbone

C'est la fameuse méthode datation au Carbone 14, basée sur un principe de physique nucléaire, qui s'applique à des échantillons archéologiques de matières organiques ( os, bois...). En voici le principe; un organisme vivant absorbe durant sa vie une certaine quantité de C14, à sa mort ce dernier se dégrade à un rythme connu. Cette teneur en C14 décroît donc régulièrement, elle se divise par 2 tous les 5568 ans, ce qui est précis. On mesure donc la date de la mort de l'organisme étudié. Le C14 possède une marge d'incertitude appelé écart-type. Cette marge est d'autant plus grande que l'on remonte dans le temps, par exemple entre 10 et 15000 ans BP, les dates sont affectées d'un écart-type de 100 à 200 ans. Vers 30000 ans BP, l'écart peut atteindre 500 ans. Le C14 a donc ses limites.



Sédimentologie

C'est l'étude des sédiments composant un sol archéologique, très utile pour étudier le paléo-environnement ( sols cultivés ou non, habitat...).



Tracéologie

Il s'agit de l'étude des traces d'usure et d'utilisations laissées sur les objets utilisés par l'homme. Cette méthode s'applique sur les objets lithiques ou osseux et permet d'en comprendre l'utilisation, on peut ainsi voir au microscope les traces laissées sur un silex lors de son utilisation pour découper de la viande.


Typologie

Etude de traits caractéristiques d'un ensemble d'objets façonnés par l'homme, cela permet d'avoir des renseignements sur la chronologie de la fabrication de ces objets et nous renseigne donc sur les sociétés qui en sont contemporaines.



Protohistoire

Période intermédiaire entre la préhistoire et l'histoire. La Protohistoire regroupe le Néolitique et les âges des métaux. Elle s'arrête par convention à la Victoire de César à la bataille d'Alésia en 52 avant J-C.

 

 

Voila, j'ai tenté de vous présenter une liste non exhaustive de termes employés en archéologie, ainsi vous comprendrez peut-être un peu mieux les chercheurs barbus ( hé oui ils le sont souvent, c'est louche...) qui traînent parfois sur les plateaux de télévision et qui souvent ne sont compris que par leurs collègues... Mais le vocabulaire est bien plus riche que cela et il est évident que je ne peux pas vous faire un dictionnaire complet. Cependant, je reviendrai en particulier sur les différentes méthodes de datations dans un prochain article.

 

 

Pour aller plus loin, une petite bibliographie:

A.Leroi-Gourhan, "Dictionnaire de la Préhistoire", P.U.F, Paris, 1988

P.Bonte et M.Izard, "Dictionnaire de l'ethnologie et de l'anthropologie", P.U.F, Paris, 1991

 

Par Gilles
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Samedi 12 août 2006

Mais oui, c'est quoi un archéologue ?

C'est vrai, c'est quoi un archéologue et à quoi ça peut bien servir quelqu'un qui passe tout son temps à gratouiller le sol pour trouver quelques vieilleries abandonnées ici et là, il y a bien longtemps. C'est vrai, si les gens ont abandonné tout ça, de vieux pots ou des bijoux usagés, c'est qu'ils n'étaient plus utiles à rien....C'est une vision des choses qui se discute et certains peuvent en effet penser que l'archéologie est une discipline qui ne sert pas à grand chose et qui n'est pas essentielle à notre société. Mais voyons cela d'un peu plus près et revenons sur les bases pour comprendre tout de même à quoi ça sert un archéologue. Je vais tenter de résumer et de simplifier car les tâches d'un archéologue peuvent être bien différentes d'un poste à un autre.


A quoi ça ressemble un archéologue?

"Muni d'un chapeau le protégeant du climat tropical de la jungle, le regard vif et le corps athlétique, il s'avançait une torche à la main dans le couloir obscure de l'antique pyramide en ruine". Telle pourrait être la vision de l'archéologue, véhiculée par l'illustre Indiana Jones. Cela fait sans doute rêver et moi même j'ai été fasciné (et le suis toujours)par les aventures du fameux aventurier. Mais l'archéologue est bien plus souvent un homme comme un autre, anonyme dans la foule et qui ne fait pas rêver autant que son célèbre représentant.

 

Indiana Jones, que l'on ne présente plus. Source: Lucasfilm.


  

Il y a cependant certaines constantes à noter chez les archéologues . On remarquera aisément un goût prononcé pour la recherche, les ruines, les mystères, les énigmes à résoudre et plus concrètement pour les mains en train de fouiller dans la terre. Enfin normalement l'archéologue aime fouiller, c'est certainement très vrai dans un premier temps, mais les "vieux" archéologues usés jusqu'à l'os ou ceux qui préfèrent le fauteuil de leur bureau ou le tableau noir de leur amphithéâtre universitaire, ont peut-être vu leur propension à la recherche de terrain s'amenuiser avec le temps...Mais je ne leur jetterai pas la pierre, enfin la hache poli ou le silex taillé en l'occurrence. Ceci dit, il est aussi intéressant de passer du temps en bibliothèque à remettre en ordre les données issues de la recherche de terrain, que d'aller sur le terrain lui même. Mais la magie de la fouille et de la potentielle découverte est tout de même là, c'est sans doute l'âme d'enfant qui sommeille en nous, curieuse de tomber sur un trésor enterré depuis des siècles. Je l'avoue, l'excitation de la recherche et de la découverte est quelque chose d'incomparable.

 



Et ils travaillent où les archéologues?

Sous le soleil mortel du désert, dans la jungle tropicale humide où règnent araignées et autres serpents, au fond des lacs ou des mers infestées de requins, dans un champ de pommes de terre sous l'oeil menaçant de l'agriculteur du coin, le fusil sur l'épaule ou même sur le chantier de construction de l'immeuble d'en face de vous, surveillé par le promoteur impatient que les fouilles se terminent, voici un échantillon d'endroits où vous pourriez croiser un archéologue. Car l'archéologie étudiant les vestiges des civilisations humaines, les traces de ces dernières peuvent être mises au jour n'importe où !

 

Les archéologues les plus chanceux, travaillent parfois sur des sites aussi impressionnant que celui de Tikal

 

Mais plus modestement, un site peu ressembler à un champ de terre parsemé de quelques vestiges


 

Et pour les passionnés de plongée, il est possible de concilier archéologie et fonds marins


 

Qu'il s'agisse d'artefacts ( les vestiges matériels ), de traces de changements environnementaux appelés écofacts et provoqués par l'action de l'homme ou même d'art, nos ancêtres ont laissé des traces d'occupation dans des endroits bien différents, ainsi on retrouve aussi bien des vestiges de la culture Maya dans la jungle d'Amérique Centrale, que des temples gallo-romains en plein champ dans la Beauce et un peu partout en Europe et même au-delà, mais aussi des épaves de navires au fond des lacs, des fleuves et des océans, ou encore des nécropoles médiévales dans les sous-sols du centre de nos cités d'aujourd'hui. L'archéologie est donc une discipline qui trouve des terrains de recherche un peu partout, c'est pourquoi tout le monde peut être à l'origine d'une découverte. Ouvrez donc l'oeil lorsque vous irez faire un prochain séjour à la campagne, il se pourrait que le champ d'en face abrite une ancienne villa gallo-romaine. Mais méfiez-vous tout de même des réactions des "indigènes", de plus n'oubliez pas que la prospection ou la fouille sont soumises à autorisation auprès du préfet de région ! Mais en dehors du terrain, vous pourrez également trouver des archéologues dans les bibliothèques, les universités ou les musées et peut-être bientôt dans des bocaux de formol car les postes sont très rares et l'espèce est peut-être en voie de disparition....


 

 

Bibliothèque d'art et d'archéologie de l'Université de Paris 1 et Paris 4.


 

Et comment on devient archéologue?

Justement, on devient archéologue avec beaucoup travail, mais aussi beaucoup de chance ! Car il faut préciser que malgré l'attrait du public pour la culture, le patrimoine et pour les sites archéologiques, l'archéologie n'est pas une discipline très à la mode et ce n'est pas une filière très soutenue par l'état. Les budgets sont très faibles, voir catastrophiquement inexistants et donc les postes proposés n'en sont que plus rares. Il faut donc une véritable passion, de la chance et une grande patience pour réussir sa carrière en archéologie.

Ceci dit, pour ceux qui seraient tentés et il en faut, après un baccalauréat littéraire ou scientifique, la carrière universitaire semble être aujourd'hui la voie à suivre. Il faut donc entâmer des études longues ( entre 4 et 8 ans, voir plus ) avant d'espérer vivre de sa passion. La filière la plus fréquentée est la filière culturelle. Ainsi les étudiants en archéologie se retrouvent souvent à faire un tronc commun d' histoire de l'art et d' archéologie au cours de leurs premières années. Mais le point positif est qu'ils ne se retrouveront pas dans des amphithéâtres bondés contrairement à d'autres disciplines, il y a de la place en archéologie. Et n'oubliez pas que la réforme LMD est aujourd'hui en vigueur dans la majorité des universités, ce qui vous obligera à suivre au minimum 3 années pour obtenir un diplôme.


 

Parcours universitaire. Source: Université de Cergy-Pontoise


 

Il est également possible de faire de l'architecture ou d'entrer dans une faculté d'histoire ou même de science pour rejoindre plus tard la filière archéologique. Ainsi, la géologie ou même la biologie peuvent amener indirectement à faire de l'archéologie, qui fait appelle à de nombreuses autres disciplines pour répondre à toutes les questions qu'elle soulève, les spécialistes sont alors les bienvenus pour les problèmes de datation ou de paléoenvironnement par exemple. Outre les universités, certaines grandes écoles, comme le Collège de France, l'Ecole normale supérieure ou l'Ecole du Louvre préparent aux métiers de l'art et de l'archéologie. Mais n'oubliez pas que les admissions sont sélectives et qu'il faut parfois passer des concours pour y accéder. Hé oui, le parcours de l'apprenti archéologue ressemble parfois à celui du combattant, ou plutôt à celui du gladiateur antique...

Alors comment faire son choix allez-vous me dire? Hé bien, c'est assez difficile en effet, et pour faire un juste choix, il faudrait être certain du domaine précis de l'archéologie dans lequel on veut travailler et ce n'est pas si facile. Disons pour conclure sur ce chapitre, que les toutes premières années d'études nous laissent le temps d'y réfléchir, mais le temps passe vite sur les bancs de la fac et il ne faut pas s'endormir sur ses cours, au risque de ne plus savoir quoi choisir le moment venu....Réfléchissez donc dès le début à ce qui vous plait réellement en archéologie, à la période ou la discipline qui vous séduit le plus, sans vous laisser aveugler par les périodes trop médiatisées...Non, non je n'ai rien contre l'égyptologie, promis ! Mais il y a tant d'autres périodes passionnantes qui méritent d'être étudiées.

 



Mais à quoi ça sert alors un archéologue ?

Venons en à l'essentiel, à quoi ça peut bien servir un archéologue. Pour beaucoup, l'étude du passé et des civilisations disparues n 'apportent aucune satisfaction, voir même ils peuvent juger cela inutile, sans intérêt pour nos sociétés actuelles. Que répondre à cela? Certains pensent également que les grands singes, les éléphants ou les rhinocéros ne servent à rien et qu'il est inutile de s'y intéresser...Que dire ? Il n' y a rien à dire contre cela et il est difficile de faire comprendre aux gens à l'esprit obtus la nécessité de telle ou telle discipline. Mais en bons pédagogues, certains archéologues aiment à dire que l'études des civilisations passées peut nous aider à comprendre la notre et qu'apprendre pourquoi des sociétés passées ont disparues pourrait nous permettre d'éviter de détruire la notre. C'est une jolie interprétation, une belle vision choses et une manière intéressante de tenter de faire comprendre pourquoi l'archéologie est digne d'intérêt, mais personnellement je ne suis pas convaincu que l'archéologie puisse nous aider dans la compréhension de notre société si complexe et en perpétuelle évolution. Je pense tout simplement que c'est une question de goût, de passion et peut-être d'éducation, transmettre le goût pour les disciplines scientifiques et culturelles aux enfants est une solution possible pour la pérennité des sciences. Découvrir notre passé, comprendre le cheminement qui nous a conduit jusqu'à la société telle que nous la connaissons aujourd'hui, faire revivre par la connaissance des époques à jamais disparues, tenter de percer les mystères de l'évolution et de l'apparition de l'homme et parfois découvrir de somptueux trésors, c'est tout un programme passionnant qui attend les curieux, professionnels ou amateur intéressés par l'archéologie. Cela devrait être suffisant pour justifier la légitimité de cette discipline scientifique abordant tant de périodes aux quatre coins du monde.

 


  

L'archéologie nous livre parfois de fabuleux trésors, comme celui issu de la Tombe du pharaon Toutankamon.

 

 Et parfois le trésor prend la forme d'un simple caillou, ici un chopping tool préhistorique

 


 Si vous voulez vous lancer dans la grande aventure de l'archéologie professionnelle, je vous souhaite bien du courage, mais je pourrais en dire autant aux futur astrophysiciens, géologues, zoologues ou paléontologues ou les postes à pourvoir sont également une espèce en voie de disparition. Apprêtez-vous à de longues années d'études, du travail et à affronter l'épreuve des concours administratifs bondés où seule une poignée d'élus tenant sur les doigts d'une main accéderont enfin à un poste. Pour les autres, il faudra attendre l'année d'après ou celle d'après, et dans le pire des cas n'oubliez pas que l'avenir n'est pas assuré avec des diplômes, il est hélas possible que beaucoup d'entre vous n'obtiennent jamais de poste. Ce sera hélas la triste réalité tant que les postes proposés seront si peu nombreux. Pour vous donner un ordre d'idée, le concours de Conservateur du Patrimoine 2005 proposant un emploi possible dans le domaine culturel et donc l'archéologie, proposait 34 postes ouverts pour 1073 candidats ! Et si ma mémoire est bonne seulement 5 postes en archéologie; les autres étaient répartis entre les musées et les bibliothèques....Ce ne sont pas des statistiques encourageantes, mais il faut les connaître.

Quoiqu'il en soit, l'archéologie est une discipline passionnante qui mérite qu'on s'y attarde. Sachez aussi qu'il est possible de participer à un chantier de fouille professionnelle sans aucune connaissance préalable. Vous aurez ainsi une idée précise du travail d'archéologie de terrain et rencontrerez directement des archéologues auprès desquels vous pourrez obtenir de nombreuses informations. Si tenté qu'ils soient coopératifs, ce qui est généralement le cas, mais comme dans tous les métiers, il y a des gens moins sympathiques que d'autres et les archéologues ne font pas exception à cette règle....Et n'oubliez pas d'aller faire un petit tour dans les musées ou directement sur les sites archéologiques ouverts au public pour faire une plongée au coeur des civilisations passées. Les sites fameux ne manquent pas à travers le monde, mais n'oubliez pas que vous pourrez découvrir en France de nombreux sites passionnants. Il ne vous reste plus qu'à prendre votre carte de France et  à préparer votre prochain week-end culturel ( et gastronomique ). Un peu de culture de fait de mal à personne....Bon voyage !

 

Pour aller plus loin, voici quelques repères bibliographiques et quelques liens internet

Pour connaître la liste des universités françaises :

 http://www.education.gouv.fr/sup/univ.htm

Pour connaître la liste des Grandes écoles:

http://www.education.gouv.fr/sup/grdecole.htm

Pour faire des fouilles archéologiques en France en 2006, voici la liste des chantiers ouverts:

http://www.culture.gouv.fr/culture/fouilles/index.html

Pour les passionnés d'archéologie sous les mers, voici le site officiel du ministère de la culture:

http://www.culture.gouv.fr/culture/archeosm/fr/

Le site de l'Institut national de recherche en archéologie préventive

http://www.inrap.fr/site/fr/page.php?id=32&p=Accueil%20FR&r=

 


Livres à consulter

Jean-Marie Pesez, "L'archéologie : Mutations, missions, méthodes", Armand Colin, 2005

Gilles Gaucher, "Comment travaillent les préhistoriens : Initiation aux méthodes de l'archéologie préhistorique", Vuibert Broché, 2005

Louis Frédéric, "Manuel d'archéologie", Robert Laffont, 1967

 


Quelques sites archéologiques fançais à visiter

La nécropole de Bougon:

http://www.deux-sevres.com/culture/musee-bougon/

Le site antique d'Argentomagus:

http://www.argentomagus.com/

Les vestiges gallo-romains de Vaison la Romaine:

http://www.vaison-la-romaine.com/

Le site archéologique de Glanum:

http://www.monum.fr/visitez/decouvrir/fiche.dml?lang=fr&id=91

Bibracte, une capitale gauloise:

http://www.bibracte.fr/index.php

Ensemble mégalithique de Carnac

http://www.museedecarnac.com/

La célèbre grotte de Lascaux

http://www.culture.gouv.fr/culture/arcnat/lascaux/fr/

La très belle grotte de Pech Merle

http://www.quercy.net/pechmerle/

 

Par Gilles
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Qui suis-je?

Qui suis-je pour écrire des articles sur l'archéologie ? C'est une question bien légitime que vous pourriez vous  poser et c'est pourquoi je vais me présenter en quelques lignes.  Je  suis  donc Gil, ancien étudiant en archéologie, enfin quand je dis ancien, je ne veux pas dire vieux, je ne suis qu'en début de trentaine ! Et après  mes chantiers de fouille sur lesquels j'ai travaillé et mes cinq années  passées dans les universités parisiennes, cinq années passionnantes à étudier et à évoluer dans le mileu archéologique j'ai décidé d'ouvrir ce site dédié à la recherche en archéologie. J'essayerai d'aborder des sujets variés selon mes envies, mes préférences mais aussi les éventuels commentaires. Je souhaite une bonne lecture à tous.


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L'auteur de ce site sur l'archéologie n'oublie pas de protéger la planète et de respecter la nature, c'est pourquoi je vous invite à en faire autant et pourquoi ne pas commencer tout de suite en soutenant "le Défi pour la Terre" à l'initiative de la Fondation Nicolas Hulot et de l'Ademe,  allez vite sur le site et engagez-vous pour la planète et pour l'avenir.

 

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