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Bonjour à tous les visiteurs, Archeoblog va vous entraîner dans un fabuleux voyage à travers le temps, en vous proposant des dossiers et les dernières nouvelles concernant les découvertes scientifiques. Vous aurez également accès au fur et à mesure à de nombreux dossiers complets, à des informations relatives aux techniques de fouille. Sur ce blog consacré à l'archéologie et dans une moindre mesure à la paléontologie, le voyage vous entraînera au beau milieu des ères  géologiques et chronoculturelles qui ont forgé petit à petit le visage de notre planète et de nos civilisations.
J'espère que ce parcours parmi les roches, les espèces éteintes et les civilisations disparues vous fera rêver et réfléchir. Que vous soyez simple curieux, amateur, étudiant ou professionnel vous serez les bienvenus et vos commentaires seront pris en compte. Bonne lecture et bon voyage dans le temps et l'espace.
Samedi 7 juillet 2007

Les mystères de l'ADN n'ont définitivement pas fini de nous surprendre. Depuis la "l'évènement" Jurassic Park, nombreux sont ceux qui se sont mis à rêver d'un parc zoologique abritant toutes sortes de dinosaures. Mais les scientifiques ne s'arrêtent pas toujours aux rêves...Ainsi, une équipe japonaise dirigée par Kazufumi Goto et AKira Iritani, travaille depuis quelques années sur le clonage éventuel de ce lointain cousin de nos amis à trompe. Mais il est aujourd'hui question d'une créatures bien plus proche de nous, une créature que nos ancêtres les hommes de Cro-Magnon ont bien connu. Car il est aujourd'hui question de clonage de ce bon vieux cousin d'homme de Néandertal.

 

Pour être vraiment précis, il n'est pas encore question de clonage, mais de reconstruction du génome d'un néandertalien. Certains diront que les savants fous sont encore parmi nous, mais doit-on s'opposer aux progrès de la science et de la recherche, se cachant de plus en plus souvent derrière le rideau de la moralité? Dans certains cas surement, mais faire revivre un mammouth ou étudier l'ADN d'un néandertalien mort il  a près de 30 000 ans ne me semblent pas contraire à une certaine déontologie scientifique. Mais sur ces sujets délicats, les passions sont vives et les débats scientifiques houleux, opposant différentes sensibilités et différentes manières de concevoir la recherche.

Toujours est-il que c'est une équipe européenne qui travaille actuellement sur la recontruction de ce génome. Pour rappel, le génome est l'ensemble des gènes portés par les chromosomes, qui sont les éléments du noyau des cellules qui constituent les êtres vivants. Cette recherche pourrait avoir une importance de taille, car le débat fait toujours rage entre les paléontologues qui ne sont toujours pas d'accord sur la carte d'identité de notre gaillard et qui se demandent où le placer par rapport à l'Homo sapiens sapiens. L'étude de son ADN et la comparaison avec le notre pourraient apporter de nombreuses réponses.

 

De l'ADN à la cellule.

 
Mais à peine l'étude commencée, les premiers commentaires se contredisent. Certains scientifiques pensent que l'étude est possible et d'autres, bien entendu pensent le contraire. Ainsi, l'anthropologue Richard Potts, du Smithsonian's National Museum of Natural History  explique qu'il s'agit  "d'une étude technique très importante sur le délabrement de l'ADN" et que l'équipe " a tenté de répondre à des questions importantes sur la possibilité de séquencer de l'ADN ancien" , alors que Milford Wolpoff, anthropologue à l'Université du Michigan, ne pense pas que les travaux aboutissent un jour, par faute de matériel en qualité et quantité nécessaire.
Quoiqu'il en soit, la manipulation génétique ne laisse pas indifférent. Elle fait peur ou fascinne, mais anime toujours les débats populaires et scientifiques. Mais y a t-il une limite au génie de l'homme ? J'en doute, la science repousse toujours plus loin les frontières du possible et ainsi ces dernières annnées, c'est la chèvre-araignée qui a vu le jour, capable de produire de la protéine de soie d'araignée dans son lait...Cette découverte est actuellement en cours d'exploitation au canada et c'est la firme Nexia Biotechnologies qui tente d'exploiter le filon. Des études on permis d'identifié le gène à l’origine de la production de soie chez l’araignée. Ce gène a ensuite été introduit dans un embryon unicellulaire de chèvre. Cette cellule, transgénique a ensuite été placée dans l’utérus d’une femelle porteuse. À l’âge adulte, toutes les femelles issue de cette lignée peuvent ainsi donner un lait contenant pour le moment que des protéines de soie et non pas des fils d’araignée. Il faut donc filtrer le lait pour récupérer 1 à 10 grammes de protéines par litre. La technique a encore donc beaucoup de chemin à faire pour être au point, mais c'est un premier pas vers de nouvelles technologies qui peuvent effrayer les plus "sensibles" et fasciner les plus rêveurs.

 Pour terminer, je vous conseille de vous attarder sur le dossier du clonage du Christ qui est tout simplement passionnant et qui soulève également bien des polémiques, même si pour le coup la mission semble véritablement impossible. Mais qui sait ce que l'avenir nous réserve ? Des catastrophes naturelles, des épidémies, la faim dans le monde, des restrictions de toutes sortes, des guerres, certes...Mais peut-être aussi les voyages dans l'espace, le clonage thérapeutique, le voyage dans le temps, la téléportation et qui sait l'immortalité...

 


Bibliographie avec liens pour aller plus loin

 

-D. Van Cauwelaert, " Cloner le Christ ? ", Albin Michel, 2005.
-P. Tassy, " Peut-on faire revivre le mammouth ? ", Les Petites Pommes du Savoir, 2004. 
-R. Desalle et D. Lindley, " La science de Jurassic Park ", Seuil, 1999.
-R. Schmitz, R. Delisle, P. Semal et B. Maureille, " Néanderthal ", Tallandier, 2006.

 

Par Gilles - Publié dans : Préhistoire
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Mercredi 27 juin 2007

Voici une petite nouvelle des contrées égyptiennes qui ne cesseront sans doute jamais de fasciner le public qui va encore pouvoir se mettre sous la dent une découverte de taille. Les momies font partie de l'imaginaire égyptien et elles sont peut-être avec les pyramides, l'élément le plus marquant de la civilisation égyptienne pour le grand public et c'est bien de momie qu'il est question aujourd'hui.

Selon le patron des antiquités égyptiennes Zahi Hawass, on aurait retrouvé la momie de la célèbre reine Hatshepsout dont le non moins fameux temple de Deir el-Bahari sur la rive ouest du Nil près de Louxor est visité chaque année par des milliers de touristes. Cette découverte ne daterait pas d'aujourd'hui mais aurait un siècle, car en effet deux momies avaient été retrouvées dans la Vallée des Rois dans la tombe KV60 par le célèbre archéologue Howard Carter, l'inventeur de la momie de Toutânkhamon. L'une était attribuée à la nourrice de la reine et l'autre n'avait pas été identifiée. Aujourd'hui cette seconde momie d'une femme obèse est considérée comme celle de la reine.



Vue du temple de Deir el-Bahari dédié à Hatshepsout près de Louxor.



Comment sait-on qu'il s'agit de la reine Hatshepsout ?

Selon les antiquités égyptiennes, ils existeraient plusieurs preuves de l'identité de la momie attribuée à la reine égyptienne. D'une part, des analyses scientifiques ont démontré que la momie analysée était du nouvel empire, époque du règne de de la fameuse reine tant convoitée. D'autre part, on aurait retrouvée une dent, plus précisément une molaire dans un vase funéraire frappé du nom d'Hasheptsout dans le temple de Deir el-Bahari, molaire qui correspondrait d'après une spécialiste dentaire égyptien à celle manquante de la momie analysée. De plus, la momie adoptait une pose typique des momies royales, le bras gauche plié sur la poitrine, les ongles peints en rouge et noir, Ces indices nous permettraient de conclure qu'il s'agit bien là de la momie retrouvée de la reine. Pour en finir avec les révélations, des analyses complémentaires effectuées sur l'os pelvien et le fémur indiqueraient qu’Hatshepsout, qui était obèse et diabétique, serait morte à 50 ans d’un cancer des os. Voyez donc ce qui vous attend, vous qui passez vos soirées à vous gaver comme des oies. Quand on nous dit que l'obésité est un fléau, il semble qu'il s'agisse en fait d'une plaie bien plus ancienne que prévue. A ce niveau de découverte, il faut aussi nous poser une question essentielle, aurait-on déposé le corps de la reine sur le sol d'une tombe pour éviter de lui faire des sarcophages à la taille de cette obèse personnalité? Qui sait, peut-être que les anciens égyptiens ne pouvaient pas fabriquer des réceptacles d'une telle taille ! Bon assez de bêtises et concluons sur notre enquête.


En arrière plan, buste de la reine Hatshepsout et son époux Sénynefer au premier plan ( grès peint, L.85cm, H.68cm)



Momie présentée comme celle de la reine Hatshepsout ( Source: HO/ Discovery channel)


Vue plongeante de la possible momie de la reine

Il est utile de rappeler que de nombreuses momies égyptiennes ne furent pas retrouvées dans des tombeaux et dans un sacrophage, mais parfois entassées les unes sur les autres dans des cachettes aménagées spécialement, ce qui rend souvent difficile une identification certaine; parfois même certaines dépouilles de pharaons de furent jamais retrouvées, comme c'est le cas par exemple du célèbre pharaon Khéops. Ce que nous connaissons de son apparence, nous le tenons  d'une seule et unique statuette conservée au  Musée du  Caire.

Il faut donc être prudent sur l'identité des momies égyptiennes retrouvées en dehors d'une tombe identifiable, même si en ce qui concernce cette découverte, les indices semblent probants et il est fort probable que l'on soit donc en présence du corps de la fameuse reine égyptienne qui avait besoin d'un régime...
 
 

Bibliographie pour aller plus loin


-C. Desroches Noblecourt, "La reine mystérieuse Hatshepsout", Pygmalion,  2002.
La Reine mystérieuse : Hatshepsout
-C. Desroches Noblecourt, "La femme au temps des pharaons", Stock, 2000.

-J.Tydesley, "Hatshepsout, la femme pharaon", Editions du Rocher, 1997.

-F.Ferrari, "Hatshepsout, pharaonne de l'éternité", Editions Charles Corlet, 2003.

 

 

Par Gilles - Publié dans : Dernières nouvelles
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Jeudi 7 juin 2007

Les anciens égyptiens fascinent la France et les français depuis le début du XIXe siècle. L'engouement pour cette discipline est en grande partie lié à l'exotisme du pays à une époque où la France était encore un pays à la politique coloniale, mais aussi aux pseudo mystères de l'Egypte antique et autres malédictions des pharaons qui relança la mode égyptienne au début du XXe siècle. Il faut dire qu'entre la chaleur exotique, les majestueuses pyramides, les tombes magnifiques de la vallée des rois, des reines et des nobles, les temples grandioses et la troublante présence du Nil, il y avait de quoi faire rêver et faire travailler l'imagination. La passion pour l'Egypte n'est donc pas nouvelle, même si elle peut parfois frôler le fanatisme ou la pathologie monomaniaque chez certains sujets qui ne pensent plus et ne vivent plus que par l'Egypte...Cette pathologie a un nom l'égyptomania. Mais ne soyons pas mauvaise langue et reconnaissons que ce pays et sa civilisation sont bel et bien fascinants. Les traces de cette civilisation nous font rêver, les statues, les momies, les trésors des tombeaux et les papyrus contribuent largement à cet amour pour cette région du monde.

Et c'est justement de papyrus qu'il est aujourd'hui question. Le musée du Louvre vient d'acquérir pour la somme de 670 000 euros, grace au mécénat du groupe pharmaceutique Ipsen, un papyrus médical du Nouvel Empire (1550-1050 av J.C). Une somme exorbitante penseront certains, le prix de plusieurs maisons ou les économies de toute une vie pour d’autres. Mais le ministère de la culture précise que le papyrus possède la particularité rare de parler d'un même sujet au recto comme au verso du document et d'avoir été rédigé par deux scribes différents. Il vient donc de rejoindre le Louvre pour l'exposition temporaire sur l'art du médecin égyptien qui a lieu en ce moment et jusqu'au 6 août, puis il sera par la suite conservé dans le département d'égyptologie du musée. Au recto de ce document fut recopié un recueil de diagnostics et de recettes médicales et au verso on peut y lire des explications et des remèdes sur la maladie, associée à des explications divines quant à la manière de la traiter. Car n'oublions pas que nos braves égyptiens étaient des endoctrinés de la religion polythéiste et que toute leur existence était rattachée à la spiritualité. Mais remercions les, car c'est pour cela qu'ils nous ont laissé de si beaux temples, pyramides ou momies endormies pour l'éternité.


 

Photographie d'une petite partie du papyrus



Mais revenons sur les papyrus. Rappelons aux plus jeunes, que le stylo à bille n'a pas toujours existé et que l'ordinateur n'a pas toujours été offert comme cadeau de Noël, ainsi avant l'invention du papier tel que nous le connaissons aujourd'hui, il y eut différents supports pour l'écriture, comme le parchemin, les tablettes d'argile ou encore le papyrus issu de la tige de la plante appelée Cypérus papyrus. Cette plante des bord du Nil a fourni un support de premier choix pour la rédaction des documents de la civilisation de l'Egypte ancienne. Son utilisation remonte sans doute à 5000 ans avant J.-.C et elle se répandit très vite aux régions voisines. Je vous invite à suivre image par image la fabrication du papyrus sur ce site du CNRS :


http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosart/decouv/papyrus/diaporama/index.html



Pour information, c'est également à cette époque qu'apparurent les caractères cunéiformes utilisés en mésopotamie. En ce qui concerne ce papyrus en particulier, il est constitué de huit feuilles qui se présentaient à l'origine sous la forme d'un rouleau de sept mètres environ et était écris en cursive hiéroglyphique, le hiératique, la forme d'écriture réservée au documents administratifs et aux documents privés, en opposition avec le démotique, nouvelle forme d'écriture apparue à l'époque saïte au VIIe siècle avant J.-C. et qui est en fait une simplification du modèle précédent. Le Hiératique sera alors réservé aux textes religieux. Est-il utile de rappeler que c’est au savant Jean-François Champollion que nous devons le déchiffrage des hiéroglyphes.

 

Portrait de Jean-François Champollion par Léon Cogniet (1831). Musée du Louvre, aile Sully. 



Ne manquez donc pas l'occasion d'admirer cette pièce archéologique rare et précipitez-vous au Louvre pour admirer ses trésors, qu'ils soient égyptiens, grecs, romains, mésopotamiens ou tous les autres chefs-d'oeuvre conservés dans ce fabuleux musée. Je vous invite à parcourir le lien suivant et à écouter cet exposé virtuel, analysant le " Scribe accroupi ", pièce maîtresse du département des antiquités égyptiennes du Louvre.



http://www.louvre.fr/llv/dossiers/liste_oal.jsp?bmLocale=fr_FR

 

Scribe accroupi au département d'égyptologie du Musée du Louvre (2600/235 avant J.-C.)



Il faut donc reconnaître que l'Egypte a de quoi nous ensorceler. Les sites archéologiques souvent exceptionnellement préservés, la statuaire, les trésors des tombeaux et les momies et les papyrus qui se sont conservés jusqu'aujourd'hui contribuent à faire de cette région du monde un lieu touristique et attirant pour des vacances culturelles, au risque de se retrouver avec à ses trousses, une meute de touristes en bob et en short avides de photographies et n'ayons pas peur de le dire, qui gâchent tout de même un peu le décor et le rêve. Mais un voyage en Egypte et une descente du Nil laissent malgré tout des souvenirs impérissables et en choisissant la bonne saison vous éviterez le gros de la foule. Je vous raconterai peut-être mon voyage dans ce pays, qui fut rempli de péripéties, car même au XXIe siècle, dans ce genre de pays, l'aventure peut encore être au rendez-vous.



Bibliographie pour aller plus loin:


J-F. Champollion, « Dictionnaire égyptien en écriture hiéroglyphique, d'après les
manuscrits autographes », Phénix éditions, 2004.

M.Collier et B. Manley, " Décrypter les hiéroglyphes ", Flammarion, 2004.

J. Kamrin, G. Camps et D. Farout, " Hiéroglyphes de l'Egypte ancienne : Guide pratique, initiation à l'écriture et à la langue ", Hermé, 2005.

Aude Gros de Beler, " Les anciens Egyptiens : Scribes, pharaons et dieux ", Errance, 2003.

Collectif sous la direction de R. Schulz et M. Seidel, " L'Egypte, sur les traces de la civilisation pharaonique ", Köneman

E. Drioton, " L'Egypte: Des origines à la conquête d'Alexandre ", Puf, collection Dito, 1989.

C. Traunecker, « Les dieux de l’Egypte » , Puf, collection Que sais-je ?, 1996.

 

 

Par Gilles - Publié dans : Egyptologie
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Qui suis-je pour écrire des articles sur l'archéologie ? C'est une question bien légitime que vous pourriez vous  poser et c'est pourquoi je vais me présenter en quelques lignes.  Je  suis  donc Gil, ancien étudiant en archéologie, enfin quand je dis ancien, je ne veux pas dire vieux, je ne suis qu'en début de trentaine ! Et après  mes chantiers de fouille sur lesquels j'ai travaillé et mes cinq années  passées dans les universités parisiennes, cinq années passionnantes à étudier et à évoluer dans le mileu archéologique j'ai décidé d'ouvrir ce site dédié à la recherche en archéologie. J'essayerai d'aborder des sujets variés selon mes envies, mes préférences mais aussi les éventuels commentaires. Je souhaite une bonne lecture à tous.


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L'auteur de ce site sur l'archéologie n'oublie pas de protéger la planète et de respecter la nature, c'est pourquoi je vous invite à en faire autant et pourquoi ne pas commencer tout de suite en soutenant "le Défi pour la Terre" à l'initiative de la Fondation Nicolas Hulot et de l'Ademe,  allez vite sur le site et engagez-vous pour la planète et pour l'avenir.

 

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