Mini Dico

Retrouvez à tout moment le
mini dico de l'archéologie

http://archeoblog.over-blog.com/
article-4216600.html

Recherche

Bienvenue

Bonjour à tous les visiteurs, Archeoblog va vous entraîner dans un fabuleux voyage à travers le temps, en vous proposant des dossiers et les dernières nouvelles concernant les découvertes scientifiques. Vous aurez également accès au fur et à mesure à de nombreux dossiers complets, à des informations relatives aux techniques de fouille. Sur ce blog consacré à l'archéologie et dans une moindre mesure à la paléontologie, le voyage vous entraînera au beau milieu des ères  géologiques et chronoculturelles qui ont forgé petit à petit le visage de notre planète et de nos civilisations.
J'espère que ce parcours parmi les roches, les espèces éteintes et les civilisations disparues vous fera rêver et réfléchir. Que vous soyez simple curieux, amateur, étudiant ou professionnel vous serez les bienvenus et vos commentaires seront pris en compte. Bonne lecture et bon voyage dans le temps et l'espace.
Jeudi 20 juillet 2006 4 20 /07 /Juil /2006 22:06

Mais oui c’est quoi un Mammouth ???

Pour la plupart d’entre nous, le mammouth est une sorte d ‘éléphant poilu et hirsute qui aurait sans doute oublié de se raser ou d’enlever son  manteau à  l’arrivée des  beaux  jours.
C’est en effet la représentation la plus fréquente de cet animal aujourd’hui disparu, mais qui fascine encore et toujours l’imaginaire des petits et des grands.
Il y a de malgré tout du vrai dans cette rapide description, car le mammouth qui est aujourd’hui le plus connu est sans aucun doute la mammouth laineux, de son nom scientifique Mammuthus primigenius. Mais ce ne fut pas le seul représentant de la famille, loin de là.


Extrait de "Sur la terre des monstres disparus" série de la BBC et vue du mammouth laineux



Mais qu’est ce que c’est alors un mammouth ?
 
Commençons par le commencement et voyons comment classer le mammouth dans le règne animal, car pour les plus nuls d’entre nous, il n’est ni végétal, ni minéral, donc il nous reste que le règne animal pour le caser et savoir à quel ordre d’animaux il appartient. Cet étrange bête est donc un membre de la famille des éléphantidés, qui eux-mêmes appartiennent à l’ordre des proboscidiens. Que de noms barbares, je le sais bien, mais pour tout ceux qui sont allergiques aux langues anciennes, sachez que les scientifiques aiment se compliquer la vie avec des appellations compréhensibles des seuls érudits, sans doute dans un souci de protectionnisme de leurs connaissances…Mais trêve de plaisanterie. Proboscidien, vient du grec proboskis qui signifie « trompe », vous aurez alors tous compris de quoi il s’agit ; de ce long morceau de chair et de muscles qui pendouille à l’avant de la tête de nos amis les éléphants. Au passage, un membre bien utile qui permet aux éléphants non seulement d’établir des relations sociales en se frottant la trompe les un avec les autres, mais aussi qui les dotent d’un membre préhensile bien utile pour se nourrir, boire et à l’occasion s’arroser un peu partout, faisant ainsi office de douche portative. Mais pourquoi l’évolution ne nous a-t-elle pas dotée d’un tel attribut ?


Et il a vécu quand le mammouth ?

Mais revenons-en à nos nouveaux amis les mammouths. Ils sont donc le long résultat de l’évolution des espèces et issus d’une lignée de proboscidiens très anciennes qui est apparut il y a  55 millions d’années, durant l’Eocène, étage géologique  de l’ère Cénozoique qui commença il y a environ 65 millions d’années, après la disparition des dinosaures. Car n’oubliez pas que la science classifie tout et tout le temps, et que l’évolution des espèces, comme celle de la planète est classifiée et rangée dans des cases bien précises, mais je reviendrai sur les ères géologique très pratiques dans un autre article. Tout cela pour vous dire simplement, que tout cela ne date pas d’hier !



                                          Arbre  provisoire phylogénique des Proboscidiens ( d'après Thénius )


 

Le plus viel ancêtre connu des mammouths ou plus vieux proboscidiens fut longtemps Moeritherium, un petit animal à courtes pattes et au tronc allongé, qui de la taille d’un cochon gambadait sous le soleil d’Afrique du Nord il y a environ 30 à 40 millions d'années et qui fut décrit pour la première fois en 1901. mais depuis peu un autre ancêtre plus ancien fit son apparition. Il s'agit de Phosphatherium, petit animal de la taille d'un renard qui vivait au Maroc, il y a environ 55 millions d'année au début de l'Eocène.  Mais les proboscidiens possèdent une grande famille et je ne vais pas passer en revue tous ces membres. Sachez tout de même, que la superfamille des éléphantidés apparue à l’ère Quaternaire (je vous le rappelle, nous y sommes toujours dans cette ère! ), regroupe la majorité des proboscidiens et qu’entre autre représentant célèbre, on peut y croiser la famille des Mastodontes, dont vous avez sans doute déjà entendu parler aujourd’hui éteinte, l'étrange Deinotherium aux défenses orientées vers le sol, ainsi que bien évidemment nos chers Mammouths. Sans compter que les Siréniens ( lamantins et autres dugongs ) sont issus du même arbre généalogique, même si ils ont évolué d'un manière différente.


Crâne fossile du Phosphatherium escuilliei étudié par E.Gheerbrant, J.Sudre, P.Tassy, M.Amaghzaz,B.Bouya, M.Iarochène publié dans: "Geodiversitas" 27(2): p 239-333.




Vue d'artiste de Phosphatherium escuilliei par Dominique Visset



Vue d'artiste de Moeritherium

Vue du crâne fossilisé de Deinotherium


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Résumons un peu. Nous savons pour le moment que le mammouth est un cousin des éléphants, qu’il vivait il y a bien longtemps, que certains d’entre eux avaient des poils et qu’ils n’existent plus aujourd'hui. Le portrait se précise, mais affinons un peu les caractéristiques de l’animal.

 

 

Et y'en avait beaucoup des mammouths ?

Il faut ici préciser qu’il y a plusieurs individus chez le mammouth. Parmi les plus connus, le Mammut américain, mammuthus imperator qui fut le dernier représentant d’une lignée qui migra d’Afrique vers l’Amérique il y a environ 20 millions d’années, il y eu aussi les mammouths d'Europe, mammuthus meridionalis, mais encore le Mammouth d’Asie, mammuthus primigenius, qui lui aussi venait d’Afrique, mais qui n’est sorti de son berceau natal il y a quelques millions d’années seulement et qui donna naissance au fameux mammouth laineux, il y a environ 60 000 ans. On reconnaît aussi des mammouth nains découverts notamment sur des îles californiennes et plus récemment sur une île de l’océan arctique. A noter que des éléphants fossiles nains donnèrent naissance au cours de la période Antique au mythe du Cyclope. C'est en effet en retrouvant des crânes fossiles d'éléphants nains en Sicile que le mythe prit sans doute vie; situant ainsi près de l' île l'antre des monstres à l'oeil unique. Oeil imaginé en examinant la perforation nasale des crânes des pachydermes.


Vue de l'ouverture nasale du crâne d'un éléphant.


 
Mais c’est peut-être les "laineux" que nous connaissons le mieux et qui en tout cas nous semblent les plus familiers. Cette intimité avec le mammouth laineux vient sans doute du fait que de nombreux spécimens nous sont parvenus en état de congélation dans le permafrost sibérien, traduisez le sol gelé des steppes de Sibérie et qui sont encore aujourd’hui découverts et étudiés régulièrement, à l’instar du fameux mammouth prénommé Jarkov et découvert en Sibérie en 1997 ou encore du bébé mammouth appelé Dima et qui fut découvert en 1977, en parfait état de conservation malgré ses 40 000 printemps ou plutôt hivers....


Le mammouth Jarkov dans son bloc de glace au moment du transport


Photo de Dima le bébé mammouth

 


A quoi ça sert un mammouth ? 

Mais si le  « mammouth poilu » nous est si proche, c’est aussi qu’il fut régulièrement représenté sur les parois des grottes ornées par nos ancêtres Homo sapiens sapiens, ainsi que dans l’art préhistorique en général. Nombre de représentations nous sont parvenues sous forme de nombreuses peintures pariétales, notamment dans la célèbre grotte de Rouffignac au cœur du Périgord noir, mais aussi de gravures ou de sculptures. Il faut dire que l’animal fut à l’origine d’un véritable culte et que certaines civilisations préhistoriques furent même appelées  "civilisation du mammouth", tellement elles utilisaient les ressources issues de l’animal. Car il n’y a pas à dire, tout est bon dans le mammouth ! La viande pour la consommation, la graisse pour l'éclairage, la peau pour les vêtements et les couettes de l’époque, les défenses et les os utilisés aussi bien pour tailler des outils préhistoriques, que pour sculpter des œuvres d’art ; mais aussi comme éléments de parure sépulcrale, et même comme éléments d’architecture. Par exemple, on connaît ce genre d’utilisation architecturale pour une culture du Paléolithique supérieur (subdivision de la préhistoire) appelée la période du Gravétien et située entre 28 000 et 22 000 ans B.P ( BP qui signifie « before present » et est un repère chronologique, qui fixe conventionnellement  les datations avant 1950, date d’invention de la datation au Carbone 14).


Représentation dans la grotte de Rouffignac

 

Habitat reconstitué en os de mammouth


Le mammouth fut donc un animal qui tint une place particulière dans l’esprit de nos ancêtres, sans doute de par sa taille imposante, semblable à celle d’un actuel éléphant d’Asie pour le mammouth laineux et allant jusqu’à 4m30 de hauteur pour environ 8 tonnes pour les plus gros représentants de mammouth plus anciens. Mais il se distingua au yeux de nos ancêtres également pour les ressources qu’il procurait.

 

Et pourquoi y'en a plus des mammouths ?

 
Mais ne sommes-nous pas à l’origine de sa disparition ? C’est une question qui fit longtemps débat et l’opinion des spécialistes n’est pas encore tout à fait tranchée. L’Homme est un prédateur et ce n’est pas d’aujourd’hui qu’il influence son milieu, voir même le détruit sans y réfléchir….Il est certain que la chasse fut intensive et qu’elle contribua sans doute à la raréfaction de l’espèce durant la fin de la dernière période glaciaire appelée Würm et qui s’étendit d’environ 100 000 BP  (selon les auteurs) à 10 000 BP, atteignant son maximum glaciaire à 18 000 BP. Et dire qu'on se plaint aujourd'hui de la canicule ! ! !


Extrait de "Sur la terre des monstres disparus" série de la BBC


Cette fin de glaciation, qui conduira à un réchauffement climatique, fut bien évidemment en cause dans la disparition du mammouth, mal adapté à des climats plus chauds, mais aussi à bien d’autres espèces, comme le Coelodonta antiquitatis (appelé plus simplement le rhinocéros laineux) ou le Mégacéros giganteus (cerf géant préhistorique). Sommes-nous alors responsable au moins en partie de cette disparition, c’est bien possible, mais les preuves scientifiques sur le sujet sont discutées et restent d’actualité. Toujours est-il, que les derniers « éléphants à manteau de fourrure » disparurent sans doute il n’y a que peut-être 6000 ans. Les derniers représentants de l’espèce s’étant réfugiés sur une île sibérienne.


Extrait de "Sur la terre des monstres disparus" série de la BBC


A quand le retour du mammouth ?

 

Nous en savons à présent un peu plus sur ce gros costaud de mammouth, mais qui sait, peut-être un jour en saurons-nous davantage, car des travaux sérieux sont en cours sur un éventuel clonage de l’animal. Oh bien sûr, rien n’est encore fait, mais plusieurs équipes ont présenté des projets sérieux, notamment des japonais. Et ne sommes-nous pas nombreux à avoir rêvé devant les dinosaures de Jurasik Park, batifolant dans les près sous les yeux émerveillés des paléontologues. Ce serait en effet un joli rêve et un exploit scientifique de ressusciter les mammouths. Il reste bien sûr le problème de la déontologie qui agite souvent la communauté scientifique. Mais je parlerai du clonage des espèces disparues et de "Mammouth Park" une autre fois.


Reconstitution d'un Mammouth laineux grandeur nature

 

Soutenons les cousins du mammouth !

En attendant, rêvons encore un peu de ce brave cousin des éléphants qui promenait sa silhouette nonchalante sur nos terres enneigées européennes il n’y a pas si longtemps que cela. Et au passage, tentons d’avoir une pensée pour les éléphants actuels, Elephas, l'éléphant d'Asie bien sûr, mais surtout Loxodonta, l'éléphant d'Afrique qui pour le moment est encore parmi nous, mais qui pourrait hélas obtenir le statut d’espèce disparue dans peu de temps, si personne ne fait rien. Mais nous sommes coutumiers du fait et la liste des espèces menacées ne fait que s’allonger chaque jour, jusqu’à ce que nous nous inscrivions nous même dessus….


 

Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez toujours visiter le lien de l'exposition " Au temps des Mammouths" sur le site du MNHN en lien sur cette page. Et aussi consulter cette rapide bibliographie sur le Mammouth.


 Dossier: Pour la Science, " La vie au temps des mammouths ", n°43, avril-juin 2004.

M.Gladkih, N.Kornietz, O.Soffer, " Les huttes en os de mammouth de la plaine russe ". Pour la Sience, janvier 1985, p.32-38

René Debrosse, Janus Krzystof Kozlowski, " Hommes et climats à l'âge du mammouth ". Paris, Masson, 1997

Claude Guerin, Marylène Patou-Mathis ( sous la direction ). " Les grands mammifères plio-pléistocènes d'Europe ". Paris, Masson, 1997.

Claudine Cohen, " Le destin du mammouth ". Paris, Seuil, 1994. Nouvelle édition 2004

Francis Latreille, Bernad Buigues, " Mammouth ". Paris, Robert Laffont, 2000

Yves Coppens, Pascal Picq ( sous la direction ). " Aux origines de l'humanité " ( 2 tomes). Paris, Fayard, 2001

Par Gilles - Publié dans : Préhistoire
Voir les 3 commentaires
Mardi 11 juillet 2006 2 11 /07 /Juil /2006 21:21
Pour ce tout premier article qui ne sera sans doute pas beaucoup lu, je vais vous parler d'une découverte récente et un peu particulière.

Pour le grand public, les recherches et les découvertes archéologiques véhiculent souvent une image d'exotisme teintée d'une pincée d'aventure. Même si la part d'aventure existe toujours dans la recherche, elle est de moins en moins présente physiquement et est bien plus intellectuelle. Le XXème siècle a sonné le glas de la période des grandes découvertes spectaculaires, celle où quelques aventuriers à la fois scientifiques et découvreurs partaient aux quatre coins du monde en quête des vestiges d'une civilisation disparue depuis des siècles. L'aventure était alors présente au quotidien et les découvertes étaient souvent exceptionnelles. Le revers de la médaille c'est qu'il s'en suivait souvent des fouilles bien peu académiques, qui relevaient plus de  la récolte d'oeuvres d'art que de la réelle fouille scientifique et minutieuse. Mais certaines des plus belles pièces aujourd'hui dans les musées,  furent découvertes de cette manière.

Aujourd'hui au XXIème siècle, elles sont bien moins sensationnelles pour le grand public, mais n'ont pas perdu de leur valeur scientifique pour autant. Cependant il reste certainement quelques sites exceptionnels à mettre au jour, par exemple en Amérique du sud, où la végétation tropicale dense recouvre encore sans doute des vestiges impressionnants qui n'attendent que d'être découverts. Mais c'est une autre histoire et revenons en à la découverte du jour qui nous intéresse.

Vous connaissez sans doute tous ou presque, l'extraordinaire Google Earth programme de visualisation planétaire et la puissance de son zoom qui permettrait presque de voir si le toit de votre maison est en bon état ou si votre copain ou copine se fait bien bronzer tout seul sur la plage voisine....
Cet  extraordinaire outil est aujourd'hui à l'origine d'une découverte archéologique, ce qui dépoussière le mythe de l'archéologue  uniquement plongé dans ses livres au fond d'une bibliothèque d'un calme religieux, essayant de mettre la main sur une information qui lui permettrait de faire avancer ses recherches. Et ceci même si la découverte dont il est question, est le fruit de la curiosité d'un internaute qui observait sa maison sur Google earth.

C'est donc ainsi que Luca Mori, informaticien italien de 47 ans, a repéré à Sorbelo, au nord-est de Parme, les vestiges d'une villa romaine antique. Il fut intrigué par une tâche sombre et déclara : "Au début, j'ai cru qu'il s'agissait d'une tâche sur la photo mais quand j'ai zoomé, j'ai vu qu'il y avait quelque chose sous terre....avec à côté des ombres rectangulaires inhabituelles", le tout sur une longueur de 500 mètres. Il informa donc le Musée national d'archéologie de Parme, qui envoya une équipe.

Un début de recherche, appelé prospection de surface, commença alors et les spécialistes ramassèrent des pièces de céramique et de pierre caractéristiques de l'époque romaine et datant de peu de temps avant la naissance du Christ. Une datation plus précise reste bien sûr à venir, mais il faut attendre pour cela une éventuelle fouille minutieuse.
 







Tessons de céramique
issus de la prospection
de surface sur la zone
de la villa romaine.







Je suis donc allé sur Google earth pour tenter de localiser cette nouvelle Villa, ce qui fut relativement simple, puisque près de Sorbelo, plusieurs liens simplifient la localisation. Voici donc un cliché de ces structures enfouies vues du ciel, qui ne seront pas très parlantes pour les non spécialistes et je l'avoue malgré mes cinq années d'archéologie à l'université....Pour moi non plus....




Vue satellite de la villa



Pour information et à titre de comparaison, je suis allé vous chercher une photo satellite d'une villa romaine très bien conservée, la célèbre et magnifique Villa Romana del Casale, au sud-est de Piazza Armerina en Sicile. Un simple coup d'oeil vous permettra de juger par vous-même de l'état de conservation des structures au sol et de la différence flagrante avec la photo ci-dessus.





Villa Romana del Casale



Pour ceux qui ne savent pas à quoi ressemblait une villa romaine sous l'antiquité, je ferai prochainement un article sur ces édifices, mais en attendant voici une reconstitution qui vous donnera un petit aperçu du bâtiment dans son ensemble, en attendant mieux une prochaine fois.




Essai de reconstitution d'une villa romaine




Internet entre donc directement de le milieu de la recherche scientifique amateur avec cette identification visuelle d'un site archéologique. Même si cette forme d'outil est utilisé depuis déjà longtemps en archéologie. En effet, les archéologues utilisent les photos aériennes pour repérer d'anciens sites et c'est une méthode très efficace, même si elle est soumise à certaines contraintes techniques rigoureuses dont je parlerai une prochaine fois. Toujours est-il que les vues aériennes étaient jusque là réservées aux professionnels et que ce n'est plus le cas avec Google earth ou Google Maps qui offre une définition encore plus précise que son grand frère. Ce cas pourrait peut-être faire école et ouvrir la porte à de futures découvertes. Et qui sait, peut-être même dans votre jardin sommeille les structures d'un temple gallo-romain ou une nécropole de l'Âge du Bronze....Pour exemple, voici une vue aérienne d'un site gallo-romain vue d'avion.



Vue d'anciens fossés gaulois dans un champs


 
Pour finir, une des archéologues du musée, Manuela Catarsi Dall'Aglio était inquiète de ce genre de pratique, craignant que ce genre de technologie à la portée de tous puisse encourager les fouilles illégales.
Certes, le pillage de site archéologique existe un peu partout dans le monde et dans différentes circonstances. Mais cela fera l'objet d'un prochaine article, car le débat est délicat et dans certaines régions du monde la vente d'objets archéologiques trouvés sur des sites en toute illégalité est une source de revenu pour de pauvres gens, qui ne se rendent certainement pas compte qu'ils pillent le patrimoine mondial de l'humanité en dérobant quelques vases. Ceux qui sont à blâmer, sont plutôt les revendeurs qui achètent à prix dérisoires des pièces archéologiques et les revendent sur le marché de l'art, mais j'y reviendrai une prochaine fois.

En attendant, si le hasard vous fait découvrir un site archéologique, ne manquez pas de prévenir les autorités locales, un musée ou une association afin de signaler votre découverte et à défaut de trésors enfouis, vous serez l'heureux inventeur ( terme pour parler du découvreur) d'un nouveau site et votre nom passera à la postérité ! Que demandez de plus....

Par Gilles - Publié dans : Technique archéologique
Voir les 3 commentaires

Présentation

Qui suis-je ?

Qui suis-je pour écrire des articles sur l'archéologie ? C'est une question bien légitime que vous pourriez vous  poser et c'est pourquoi je vais me présenter en quelques lignes.  J'ai étudié l'archéologie pendant six ans à l'université ! Et après  mes études et les nombreux chantiers de fouille sur lesquels j'ai travaillé, j'ai décidé d'ouvrir ce blog. Ces années  passées dans les universités parisiennes ont été passionnantes et j'invite tout le monde à s'intéresser de près à l'archéologie et aux sciences en général. Sur ce blog, j'essayerai d'aborder des sujets variés selon mes envies, mes préférences mais aussi les éventuels commentaires. Je souhaite une bonne lecture à tous.


Pour me contacter:

Un peu d'écologie

 

L'auteur de ce site sur l'archéologie n'oublie pas de protéger la planète et de respecter la nature, c'est pourquoi je vous invite à en faire autant et pourquoi ne pas commencer tout de suite en soutenant "le Défi pour la Terre" à l'initiative de la Fondation Nicolas Hulot et de l'Ademe,  allez vite sur le site et engagez-vous pour la planète et pour l'avenir.

 

Recommander

Tous les textes présents sur ce blog sont la stricte  propriété de l'auteur. Pour toute éventuelle utilisation, veuillez me contacter sur cette adresse:
archeoblog@hotmail.fr
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus