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Bonjour à tous les visiteurs, Archeoblog va vous entraîner dans un fabuleux voyage à travers le temps, en vous proposant des dossiers et les dernières nouvelles concernant les découvertes scientifiques. Vous aurez également accès au fur et à mesure à de nombreux dossiers complets, à des informations relatives aux techniques de fouille. Sur ce blog consacré à l'archéologie et dans une moindre mesure à la paléontologie, le voyage vous entraînera au beau milieu des ères  géologiques et chronoculturelles qui ont forgé petit à petit le visage de notre planète et de nos civilisations.
J'espère que ce parcours parmi les roches, les espèces éteintes et les civilisations disparues vous fera rêver et réfléchir. Que vous soyez simple curieux, amateur, étudiant ou professionnel vous serez les bienvenus et vos commentaires seront pris en compte. Bonne lecture et bon voyage dans le temps et l'espace.
Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /Fév /2010 21:01

51446-pirates-des-caraibesLe vol et la piraterie sont des phénomènes fréquents dans nos sociétés, qu'il s'agisse de petits larcins ou de piraterie informatique, ce genre de comportement ne surprend plus personne. Mais l'archéologie n'est pas épargnée et c'est plus surprenant d'imaginer des voleurs à la recherche de céramiques ou de monnaies antiques. Les sites dont le potentiel a été évalué et même ceux qui sont en cours de fouille ne sont plus à l'abri des voleurs, qui n'ont pour but que de s'accaparer le plus de "richesses" possible sans se soucier de la moindre démarches scientifiques. Et une fois de plus, les pirates se sont attaqués à un site archéologique dans le nord de la France, dans le département de l'Oise.

C'est un site archéologique à Noyon qui a été victime de piraterie. Il faisait l'objet d'un diagnostic de fouille de la part de la DRAC depuis le 19 janvier 2010 et il n'a pas fallu très longtemps pour qu'il soit la cible de  fouilles sauvages sans la moindre autorisation. Les pillards ont mutilé le site pendant la nuit du 8 au 9 février, en jonchant le sol d'un nombre considérable de trous, des centaines qui ont saccagé la stratigraphie.
Les pillards ont bien sûr emporté de nombreuses pièces comme de la monnaie, des fibules ou encore des fragments d'outils et des têtes d'obus de la première guerre mondiale. Car le site en question possède des traces d'occupation datant du Néolitique, en passant par la période gallo-romaine et mérovingienne, pour finir avec le début du XXe siècle.

Dans le Courrier Picard, l'archéologue responsable des fouilles, Jean-David Desforges déclarait qu'il s'agissait
"d'un véritable raid ".
" Nous avons estimé que ces personnes devaient être entre trois et cinq, d'après les nombreux dégâts...
Elles ont en fait profité de nos propres tranchées, aménagées à un mètre de profondeur, pour accéder directement aux vestiges"

Il s'exprimait également sur les dégâts occasionnés par les pillards:
"Il y a notamment des creux de quelques dizaines de centimètres présentant l'intérêt d'indiquer la présence, jadis, de poteaux. Certains de ces vestiges ont été détruits, nous ne pourrons plus les interpréter. Tout cela montre une frénésie de vandalisme ".


Pillage-sur-le-chantier-archeologique reference

Site de Noyon (Source: Le Courrier Picard)

 

 

Le département de l'Oise n'en est pas à la première mésaventure de ce genre. Sa richesse archéologique en fait la cible des pirates, qui armés de détecteurs de métaux, se ruent sur les sites archéologiques, espérant sortir quelques pièces de valeur, qu'ils pourront facilement revendre. Sans stigmatiser Internet, la revente de pièces archéologiques est d'autant plus facile à présent. N'importe qui, peut aller mettre en vente n'importe quel objet sur un site d'annonces gratuites ou de ventes aux enchères, sans qu'il ne soit contrôlé ou embêté le moins du monde. Il est alors aisé d'aller piller un site archéologique et de mettre en vente son butin au plus offrant. Sachant que la demande est constante et qu'un bon nombre de collectionneurs sont prêts à acheter, sans la moindre traçabilité, un objet archéologique ou une monnaie, le problème du pillage n'est pas prêt d'être résolu.

Sans mettre en prison tous les possesseurs de détecteurs de métaux, il serait bon de s'inquiéter sérieusement de ce genre de pratiques assez fréquentes, qui mettent en danger le potentiel de nombreux sites archéologiques, malgré la législation en cours qui punit tout pillage de site archéologique, ce qui est tout de même la moindre des choses pour sauvegarder notre fabuleux patrimoine. Mais le piratage est une pratique qui a toujours existé et qui est de nouveau à la mode; tous le monde (ou presque) piratent plus ou moins de la musique ou des vidéos sur Internet (ou bien les parents laissent faire les enfants, ce qui n'est guère mieux), la piraterie maritime est de retour au sud de l'Afrique et en Asie du Sud-Est, dans la mer des Caraïbes ou encore sur les côtes de l'Amérique du Sud et il sera difficile de l'endiguer, comme il sera très difficile de surveiller tous les ordinateurs ou tous les champs où reposent de nombreux sites archéologiques, que ce soit en France ou en Amérique du Sud, où de nombreux sites sont pillés par les paysans miséreux, qui trouvent là le moyen de subsister. Mais ceci est une autre histoire, car dans notre pays, il n'est pas question de survie et les pillards de sites archéologiques veulent simplement s'en mettre plein les poches... S'ils ne méritent peut-être pas la prison, ils méritent un réel et efficace rappel à l'ordre, passant peut-être par la confiscation du matériel , une sévère amende et pourquoi pas un stage de sensibilisation au patrimoine qui pourrait le remettre dans le droit chemin. De là à mettre en place un permis à point pour les récidivistes, il n'y a qu'un pas...

Par Gil - Publié dans : Dernières nouvelles
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Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /Jan /2010 23:02

Les momies. Voici un mot qui depuis des siècles stimule l'imaginaire et fascine les amoureux de mystères et d'archéologie. Mais les momies sont-elles vraiment fascinantes? Ne sont-elles pas simplement des cadavres qui ont eu la chance de ne pas se décomposer et partir en poussière avec les siècles. Je vais revenir sur la définition même de nos braves momies, qui contrairement aux idées reçues, ne sont pas toujours égyptiennes. Si le grand public et certains médias focalisent sans cesse leur attention sur l’Egypte, il est malgré tout possible de croiser des momies un peu partout sur la planète.

Accompagnez_moi jusqu'à la frontière du pays des morts, le pays des momies et nous en sauront plus sur ces fascinants voyageurs de l'éternité.

Peut-être la momie la plus connue, celle de Ramsès.




Si les momies sont autant porteuses de mystères, c'est vraisemblablement parce qu'elles ont lutté contre la dégradation inéluctable des tissus biologiques qu'entraîne la mort de tout être vivant et qu'elles ont en partie conservé leurs caractéristiques anatomiques, au point parfois, d'imaginer qu'elles vont s'éveiller devant nous et sortir de leur torpeur. cadavérique C'est par ailleurs le filon qui a longtemps été exploité au cinéma et déjà dans les années trente, le comédien Boris Karlof (celui de Frankenstein) incarnait à merveille, la momie décharnée, revenue d'entre les morts pour appliquer sa terrible malédiction.

Depuis, le mythe ne s'est pas décomposé, si l’on peut dire, et le thème de la momie vengeresse continue à être exploité et à enthousiasmer le public. Ce dernier, qui non content de voir des momies bouger comme vous et moi sur les écrans, se précipite dans les musées pour contempler leur corps sans vie au travers d'une vitre. C'est aussi pour cela que l'Egypte est toujours un succès touristique garanti. La civilisation égyptienne et ses momies si connues, font rêver des millions de touristes, en quête de frissons, de mystères et d’un peu d'immortalité par procuration. En contemplant les momies, le voyageur, à l'instar des antiques égyptiens, rêve de la vie éternelle et de la jeunesse sans fin. Des dieux et des déesses qui faisaient frémir et vibrer les anciens égyptiens et des pratiques funéraires qui semblent aujourd’hui si étranges à nos yeux modernes. Bien que nous pratiquions encore des rites funéraires hérités d’un passé bien lointain, puisque les hommes de Néandertal enterraient déjà leurs morts, il y a près de 100 000 ans, nous restons avant tout fascinés par les momies, bien plus récentes du point de vue de l'histoire de l'humanité. Mais que voulez-vous, l’exotisme se trouve toujours hors de nos frontières et le public a besoin de rêver, ce qui est assez aisé devant les pyramides et plutôt difficile devant les quelques restes osseux enfouis à même le sol par nos ancêtres préhistoriques pourtant si passionnant à étudier.

Fort heureusement, il n'est pas obligatoire d'aller en Egypte pour admirer ces "survivants" du passé, car les momies se sont installées un peu partout autour de la planète dans de nombreux musées. Il est ainsi possible d'en admirer au Louvre ou en traversant Manche, pour flâner dans les allées du British Muséum de Londres où la collection archéologique est extrêmement riche.


 Exemple de momie des Andes.




Mais parlons à présent de la momification. Ce phénomène n'est pas toujours le fruit d'une technicité étudiée et aboutie, si encore une fois les momies les plus connues du grand public, sont celles d’Egypte, il en est d’autres dont la momification est parfois issue d’un processus naturel et c'est pourquoi nous possédons des momies qui ne sont pas égyptienne. La conservation des corps peut dépendre de plusieurs facteurs que je vais brièvement aborder ici.


 1-La momification peut résulter d'un processus technique, dessiccation ou embaumement, visant à conserver les corps après leur mort: c'est le cas des momies égyptiennes ou chinoises.


2-La momification peut être entraînée par des conditions climatiques particulièrement propices à la conservation, dessiccation: c'est le cas par exemple des momies péruviennes ou chiliennes. Elles sont également parfois le fruit d’un sacrifice. Les momies d’Amérique du Sud sont les plus anciennes connues à ce jour. La plus ancienne de toute date de 7000 BP.

3-La momification peut être la résultante d'une conservation des chairs,  causée accidentellement, par congélation ou conservation dans la tourbe, lors de l'enfouissement du sujet: c'est le cas de la momie dite "l'homme de Lindow", retrouvé en Grande-Bretagne ou de Otzi, l’homme des glaces retrouvé congelé dans les Alpes.


Les momies égyptiennes ont donc été volontairement préparées pour lutter contre la dégradation du temps et c'est dans une volonté d'éternité que les égyptiens se faisaient momifier. Le processus technique est bien connu, aussi peu appétissant soit-il, il faut tout de même en parler. Alors âmes sensibles, passez au prochain paragraphe, car celui-ci va être sanglant et horrifique à souhait...Le corps était tout d'abord vidé de ses viscères par incision abdominale et de son cerveau en le faisant sortir par le nez (hé oui, cela ne devait pas être très joli à voir), ou encore pas trépanation, ce qui n'est pas non plus un spectacle très agréable à regarder. Toujours envie de parler des momies ? Poursuivons.  Le mort était  lavé au natron, substance desséchante et absorbante, puis séché au soleil et enfin il était enduit d'huiles parfumées et enfin il était minutieusement vêtu de bandelettes, accompagné du dépôt de différentes amulettes. 
Bien sûr, la technique de momification a évolué avec le temps et la description ci-dessus correspond à l'idéal de la momification égyptienne. Ce système s’est révélé efficace, pour preuve, les momies que l’on continue à découvrir sur le territoire égyptien. Mais la technique avait ses limites et l’état de conservation dans lequel nous les retrouvons à présent, aurait sans doute effrayé les pauvres égyptiens, qui pensaient sans doute, conserver leur corps intact pour l’éternité. Le pari a été perdu.

Pour ce qui est des momies chinoises, elles ne bénéficiaient pas de la même technique de conservation, car il ne s'agit pas de momies sèches, les scientifiques parlent même de « corps frais ». Contrairement à leur consoeurs égyptiennes, les momies chinoises ont l'air d'avoir trépassées la vieille de leur découverte, tellement la souplesse de la chair est extrêmement bien conservée. De plus, les chinois ne retiraient ni les organes, ni le cerveau, ce qui marque encore la différence. Les corps étaient enterrés très en profondeur pour obtenir les meilleures conditions possibles de fraîcheur. Mais d’autres techniques de conservations ont été constatées, ainsi les corps étaient vêtus d’un drap de soie, il reposait dans une succession de cercueil, à l’instar des égyptiens les plus importants, et il semblerait que le corps baignait dans une grande quantité d’huile au moment de l’ensevelissement. Pour finir, la tombe était totalement isolée de l’extérieur par une épaisse couche de charbon et enfin recouverte par la terre. Toutes ces précautions à l’égard du mort, sont sans doute à l’origine de l’exceptionnel état de conservation dans lequel les archéologues d’aujourd’hui les découvrent.  Ce niveau de conservation véritablement exceptionnel,  nous pousse à nous demander quelle est en fait la momie la plus mystérieuse pour le public, celle venue d’Egypte qui ressemble à présent à un morceau de viande séchée à l’extrême, ou celle venue d’Asie qu’on penserait pouvoir réanimer par un simple souffle sur le visage, tellement ce dernier est en parfait état.



 

 Une momie asiatique encore vêtue


 

L’homme étant depuis la nuit des temps habité par la peur de la mort et l’incompréhension face à cette terminaison biologique encore pour longtemps sans parade, qu’il est aisé de comprendre pourquoi certains d’entre eux ont tenté, en vain, d’atteindre une forme d’éternité par le biais de la momification. Mais il reste encore bien des choses à dire sur cette ancienne pratique. Tellement de choses, qu’une pause s’impose et nous parlerons de tout cela dans le prochain article, quelques jours de plus ou de moins, nos amies les momies ne sont plus à cela près…

 

Un peu de bibliographie pour aller plus loin

    -F. DUNAND, "Momies D'egypte Et D'ailleurs - La Mort Refuséee ", Editions du Rocher, 2002
    -F. REY, "Otsi, La Momie Des Glacierss", Gléant, 1994
    -F. DUNAND, "Les momies et la mort en Egypte", Errance, 1994
    -S. WAISBARD, "La Vie Splendide Des Momies Peruviennes", Editions Julliard, 1960

 


Par Gil - Publié dans : Divers et varié
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /Déc /2009 03:02

Non, ce blog n'est pas totalement mort.

Le temps passe, mais qu'est-ce vraiment sur l'échelle géologique de la planète. Certes, aucun article n'a été publié depuis déjà trop longtemps, mais il n'est jamais trop tard pour bien faire, et puis quelques semaines ce n'est vraiment rien à l'échelle des millénaires, des millions d'années qui se sont écoulés depuis la création de notre jolie planète.

Et à propos de milliers d'années, il est une nouvelle qui me fait sortir de mon silence et qui me fait bondir hors de mes baskets, une nouvelle si étonnante, si stupéfiante, si incompréhensible qu'elle ferait rougir de fureur tous les scientifiques dignes de ce nom. Mais avant d'aller plus loin, une simple petite question:


                             Combien de temps sépare les hommes des dinosaures?



Les moins intéressés et les moins cultivés d'entre nous se risqueraient peut-être à dire: des centaines de milliers d'années. Je les comprendrais parfaitement.
Ceux qui sont un peu plus éclairés sur le sujet et qui ont déjà vu ces grosse « bêbêtes » dans un musée de paléontologie, se risqueraient peut-être à dire: "des millions d'années nous séparent de ces monstres".
Les plus intéressés diront sans hésitation: 65 millions d'années. Et ce serait là une réponse juste, à quelques milliers d'années près. Les plus connaisseurs diront même que les dinosaures sont en quelques sortes encore parmi nous, par le biais de leurs descendants les oiseaux (sans doute héritiers de la longue lignée disparue). Mais il faut croire que la chose, ce fait scientifique indéniable, est-il utile de le rappeler, n'est pas vraiment connu de tous. Et il semblerait qu'il est encore moins connu sur certains endroits du globe, aux USA par exemple.

Je me souviens d'avoir eu une conversation amusante avec un agriculture du centre de la France. Un homme agréable, qui ne vivait pas dans un coin isolé du monde, mais simplement dans un petit village à une vingtaine de kilomètres d'une grande ville. Et lors d'une conversation sur mes activités archéologiques, il me demanda naïvement si les dinosaures avaient bel et bien existé.
Je fus tout d'abord surpris, puis je lui ai expliqué qu'il n'y avait aucun doute sur l'existence de tels animaux dans un passé fort lointain, que j'avais chiffré en millions d'années. Etait-ce utile d'apporter de plus grande précisions? Pour beaucoup de gens instruits, il est déjà très difficile d'appréhender le temps sur de si grandes échelles, je comprends parfaitement que cela soit vraiment difficile pour quelqu'un qui, d'une part ne s'y intéresse pas et d'autre part, qui n'a pas reçu l'instruction nécessaire pour comprendre ce que peut représenter, ne serait-ce qu'un million d'année. J'ai moi-même parfois du mal à appréhender de telles échelles de valeur et pourtant cela me passionne.
J'admets donc sans aucun a priori, qu'une partie de la population puisse avoir du mal avec de telles connaissances et de telles informations scientifiques. Mais ce que j'admets de gens peu instruits et peu intéressés par le sujet, je ne peux l'admettre de gens dits "cultivés".
Or, qu'est ce que j'apprends de la bouche d'un ami, pas plus tard qu'hier? Qu'il existe outre Atlantique des commentaires sur les dinosaures, qui feraient bondir de rage tous les paléontologues de la Terre et de l'univers, ils auraient vécu avec l es hommes préhistoriques!
Laissez  moi crier  de rage avant d e lire l'article  qui suit...AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !

 

Sarah Paulin, la brave colistière de ce bon Mc Cain, aurait déclaré, il y a de cela déjà quelques années, que les hommes avaient vécu avec les dinosaures! Et ne s'arrêtant pas en si bon chemin, elle aurait ajouté que cela c'était passé il y a seulement 6000 ans! Que dire de plus? Bien, qu'elle aurait également réussi à voir sur un site paléontologique, des traces de pas laissés par les humains, mêlés à ceux de dinosaures. Quitte à être ridicule, autant l'être complètement pourrait-on se dire. 
Oui, il serait possible de se dire cela, si il ne s'agissait pas d'une femme politique d'un pays développé, la plus grande puissance du monde, d'une femme qui pourrait non seulement devenir la vice-présidente de USA et qui sait, peut-être un jour lorgner sur la présidence elle-même.




Voici le lien vers la nouvelle, relayée par le journal Le Monde:
http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2008/09/30/sarah-palin-les-dinosaures-et-le-creationnisme_1101006_829254.html#xtor=RSS-3208


Même si je suis stupéfait, cette information ne m'étonne hélas qu'à moitié. Le courant d'extrêmise religieux ne contamine pas hélas que les pays sous-développés ou en voie de développement, mais se répand également dans les pays riches et dits modernes. Je ne suis pas non plus étonné d'entendre ce genre de commentaire de la bouche d'une extrémiste catholique telle que miss Paulin, qui lutte contre l'avortement et prône le retour du créationnisme dans les universités de son pays et qui ose remettre en doute le travail de trois siècles de recherches scientifiques qui nous ont conduit sur les chemins de la vérité scientifique. De telles théories totalement fantasques sont assez répandues et sur le net poussent de nombreux sites qui relayent aussi bien la cohabitation des hommes et des dinosaures, que l'insémination de la Terre par une race extraterrestre.
Mais ne soyons pas si dur avec miss Paulin, car dois-je le rappeler, monsieur Obama (comme ses prédécesseurs), remercie Dieu chaque fois qu'il termine un discours. Je me demande quel crédit apporter à ces gens là et en ce début de XXIe siècle si la science n'est pas véritablement en danger.

Je crains que le retour à une certaine spiritualité participe à un retour aux âges obscurs du passé, mais j'espère ne jamais voir un portrait de Darwin ou les livres de Gould brûlés en place publique, sous les hourras d'une foule en délire exaltée par un fou de Dieu, qu'il soit musulman, chrétien, juif ou issu d'un mouvement sectaire. La spiritualité est à mes yeux à condamner comme un véritable fléau, à partir du moment où elle entrave la liberté d’action, la liberté de penser et les progrès de la recherche scientifique et technologique.
Hélas, l’une ou l’autre de ces énumérations est souvent altérée par la religion, la discipline et les croyances qu’elle impose à ses fidèles. Et je crains qu’il se passe encore de nombreux siècles avant que l’homme ne comprenne une fois pour toute, que la religion n’est née que de cette ancestrale peur de la mort et de l’inconnu et n’a perduré que sur la peur de la maladie, de la pauvreté, de la misère. L’endoctrinement des siècles aidant, des millions et des millions d’âmes devrais-je dire pour respecter le vocabulaire approprié, se sont laissées berner par ce faux espoir distribué à grand coup de menaces d’une part et de belles paroles d’autres part, accompagnées de promesses de vie meilleure, mais seulement après la mort biologique et son inévitable destruction totale des tissus organiques qui nous composent.

  

Mais est-il vraiment utile d’essayer de convaincre un croyant qu’il est dans l’erreur. Je serais tenté par l’abandon du combat et le repli stratégique jusque dans ma forteresse. Mais dans un dernier élan de bravoure, je dis non !

Non à la bêtise, non à l’ignorance et à l’endoctrinement. Mais frères d’armes, il faut lutter ensemble et retrouver le chemin de la vérité et de la lumière !  Mais la vérité scientifique, pas celle qui serait imprimée sur un quelconque livre sacré ( tiens, une certaine dérive sectaire m'habiterait-elle moi aussi?).

 

Souhaitons que les créationnistes s'éteignent rapidement, comme se sont éteints les pauvres dinosaures. Souhaitons que l'Europe reste à l'abri de telles aberrations. Souhaitons utopiquement, que les religieux affirment un jour leur foi en la vérité scientifique. Et souhaitons aussi que  miss Paulin retourne bientôt au « néant »politique d’où elle est sortie et surtout qu’elle ne réussisse à convaincre que peu de fidèle, car à l’instar de prêcheurs, elle sème sur son chemin le danger de l’ignorance et de la bêtise et récolte hélas, des voix !

Par Gilles - Publié dans : Dernières nouvelles
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Qui suis-je ?

Qui suis-je pour écrire des articles sur l'archéologie ? C'est une question bien légitime que vous pourriez vous  poser et c'est pourquoi je vais me présenter en quelques lignes.  J'ai étudié l'archéologie pendant six ans à l'université ! Et après  mes études et les nombreux chantiers de fouille sur lesquels j'ai travaillé, j'ai décidé d'ouvrir ce blog. Ces années  passées dans les universités parisiennes ont été passionnantes et j'invite tout le monde à s'intéresser de près à l'archéologie et aux sciences en général. Sur ce blog, j'essayerai d'aborder des sujets variés selon mes envies, mes préférences mais aussi les éventuels commentaires. Je souhaite une bonne lecture à tous.


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